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 Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh

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MessageSujet: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Ven 18 Déc - 21:42



Reporters sans frontières a dénoncé la chasse aux blogueurs, lancée par les autorités depuis le début du mois dans le sud du pays. Le tribunal de première instance de Guelmim a condamné, le 15 décembre 2009, le blogueur El Bachir Hazzam (photo) à quatre mois de prison ferme pour « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Le propriétaire d’un cybercafé, Abdullah Boukfou, a quant à lui écopé d’un an de prison ferme pour avoir diffusé des informations relatives aux manifestations et pour "possession de publications incitant à la haine raciale". Trois manifestants ont également été condamnés à six mois de prison pour "usage de la violence", "trouble à l’ordre public" et "insultes à fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions". Tous les accusés doivent payer une amende de 500 dirhams chacun. Ils ont été immédiatement renvoyés en prison.

"Alors que le gouvernement marocain a présenté, en octobre dernier, un plan visant à améliorer l’accès à Internet afin de mieux intégrer le royaume à la société de l’information et à l’économie numérique, ces condamnations marquent un retour en arrière et montrent que la liberté d’expression sur Internet ne s’applique pas aux critiques des autorités. La multiplication d’arrestations de blogueurs ces deux dernières années nous inquiète profondément", a déclaré l’organisation. "El Bachir Hazzam et Abdullah Boukfou n’ont commis aucun acte illégal. El Bachir Hazzam a seulement posté un communiqué, déjà public, sur la répression exercée par les forces de l’ordre lors de manifestations étudiantes dans le sud du Maroc. Abdullah Boukfou est, en réalité, accusé d’avoir envoyé des informations et des photos sur ces événements. Les accusations d’"incitation à la haine raciale" restent à prouver. Au lieu de jeter ces individus en prison, les autorités feraient mieux d’enquêter sur les abus commis par les services de sécurité locaux et la responsabilité du caïd local lors de ces manifestations."

El Bachir Hazzam a été arrêté, le 7 décembre 2009, trois jours après avoir publié sur son blog (http://hazzam82.maktoobblog.com) un communiqué diffusé par des étudiants au sujet des manifestations du 1er décembre à Taghjijte, à 200 km au sud d’Agadir. Dans ce communiqué, les étudiants dénonçaient une utilisation disproportionnée de la force par la police et les autorités locales. Il aurait également été interrogé sur le contenu d’un article publié lors des dernières élections législatives en septembre 2007 et intitulé "Les promesses électorales : vérité ou fiction". El Bachir Hazzam a annoncé son intention de faire appel.

Une campagne de solidarité a été lancée par l’Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI), pour demander la libération de El Bachir Hazzam.

L’arrestation d’Abdullah Boukfou serait intervenue dans son café Internet, quelques jours également après les manifestations. Les autorités auraient retrouvé sur sa flash memory des communiqués de l’organisation amazigh Al Haraka. Il aurait été victime de mauvais traitements lors de son interrogatoire. Certains cybercafés auraient été fermés temporairement, d’autres soumis à une étroite surveillance pour empêcher la diffusion d’images ou d’informations, d’après l’ANHRI.

Le 1er décembre 2009, des manifestations ont eu lieu à Taghjijte (Sud). Des étudiants se sont rassemblés autour de revendications d’ordre social. Le caïd local a alors ordonné l’arrestation de trois étudiants, provoquant un rassemblement plus large de soutien aux interpelés, réprimé violemment par les forces de l’ordre. Les arrestations se sont multipliées dans les jours qui ont suivi, les autorités envoyant de nouveaux renforts et instaurant un couvre-feu tandis que Taghjijte s’est retrouvée de fait en état de siège.

Le militant et blogueur Boubaker Al-Yadib est actuellement recherché par les forces de sécurité pour sa couverture des événements.

Le militant d’Attac et blogueur Abdelaziz Salami a été quant à lui condamné à six mois de prison ferme pour sa participation aux manifestations.

Pour Said Benjabli, président de l’Association des blogueurs marocains, ces condamnations "interviennent dans le cadre d’un renforcement du contrôle des médias indépendants qui couvrent les violations commises par les forces de sécurité et les autorités administratives. L’Etat exploite le contexte qui a suivi les tragiques attentats terroristes pour revenir aux méthodes des enlèvements et procès fictifs, bafouant les droits fondamentaux des accusés, réprimant les opposants politiques".

source: rsf.org
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Ven 25 Déc - 1:48

Tamaynutfrance : communiqué de soutien à TAGHJIJT

Tout à commencer par une simple manifestation pacifique organisée le 01/12/2009 par des étudiants de Taghjijt (un petit village à environ 190km au sud d’Agadir), dans le but de revendiquer leurs droits sociaux et culturels légitimes notamment: des moyens de transports, la bibliothèque, le logement, le centre culturel etc. malgré la nature civilisée de l’action, les manifestants n’ont pas été épargné par la descente massive des différents organes répressifs de l’Etat marocain. Ils sont intervenus violemment, pour disperser les manifestants et ont semé la terreur parmi la population de Taghjijt. Suite à cette intervention du makhzen, plusieurs militants ont été arrêtés et condamnés par le tribunal de Guelmim par peines injustes.

Boukfou Abdellah, le propriétaire d’un café Internet a écopé d’une peine d’un an de prison ferme et 500 DH d’amende, il est accusé d’avoir envoyé des informations et des photos sur ces événements.

Le blogueur Bachir Hazzam a été condamné à quatre mois de prison ferme pour «diffusion d’une fausse information portant atteinte à l’image du royaume concernant les
Droits de l’homme». Bachir Hazzam a seulement posté un communiqué déjà rendu public sur la répression exercée par les forces de l’ordre lors de manifestation des étudiants à Taghjijt.

Abdelaziz Assellami : 6 mois de prison et 500DH d’amende.

Ahmed Habibi : 6 mois de prison et 500DH d’amende.

Mohmmed Chouiss : 6 mois de prison et 500DH d’amende.

Suite à ces événements tragiques et ces condamnations injustes Tamaynut France exprime sa solidarité totale avec les étudiants de Taghjijt :

- Exprimer notre soutien inconditionnel et notre solidarité inébranlable avec la population de Taghjijt et tous Imazighn du Sahara (Tanezrouft)
- Dénoncer l’intervention violente et musclée par les forces de l’ordre, contre les manifestants,
- Condamner avec vigueur, les violations graves des droits humains commises par les forces de l’ordre dans un Maroc dit, un état de droit.

Nous revendiquons l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur les événements et déclarons à l'opinion publique nationale et internationale ce qui suit:

- Tamaynut France condamne fermement :
- l’intervention barbare de l’Etat pour disperser la manifestation de Taghjijt,
- les jugements injustes contre les étudiants de Taghjijt.
- les violences perpétrées a l’encontre des militants du Mouvement Culturel Amazigh dans tous les sites universitaires,
- Demander la libération des détenus et l’arrêt immédiat des poursuites contre les jeunes.
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Jeu 31 Déc - 3:03

Taghajijt, un nouveau Sidi Ifni

Taghjijt a-t-elle vécu des événements similaires à ceux de Sidi Ifni ? Tout porte à le croire. Comme à Sidi Ifni, face à des revendications locales légitimes, la réponse du Pouvoir a été l’utilisation disproportionnée de la force, l’encerclement de la ville et l’arrestation des éventuels « meneurs » de ces manifestations, dont celle du blogueur du village, El Bachir Hazzam.

Punition collective.

Le village de Taghjijt, situé à 70 km à l’est de la ville de Guelmim, a été le théâtre de violents affrontements entre les étudiants sahraouis et les autorités locales à cause de revendications sur le transport universitaire. Avec, à la clé, des manifestations qui ont commencé tout juste après l’Aid El Kébir. Un sit-in a été organisé en face de la qiyadat afin de remettre au caïd leur cahier revendicatif. Les responsables ont refusé le dialogue et ont procédé à l’arrestation de trois étudiants. « Tout a donc commencé le 1er décembre avec des manifestations d’étudiants sahraouis qui manifestaient parce qu’ils n’ont pas eu accès aux bons leur garantissant la gratuité du transport entre Taghjijt et Agadir », raconte Saïd Benjebli, président l’association des blogueurs marocains. Parmi les trois étudiants arrêtés figure Abdelaziz Sellarti, lui aussi blogueur et membre d’une des mouvances de la gauche radicale, incarcéré pour avoir participé à la manifestation. Les rassemblements vont, dès lors, prendre plus d’ampleur. Des renforts vont affluer et des confrontations auront lieu entre manifestants et forces de l’ordre qui vont poursuivre les protestataires jusque dans leurs maisons ainsi que dans les douars avoisinants. La zone est encerclée pendant deux jours. Toute personne entrant ou sortant du village est systématiquement soumise à une fouille. « Pendant près de 48 heures, Taghjijt était isolée du monde extérieur », ajoute M. Benjebli. « Ce type de répression qui nous rappelle les tristes événements de Sidi Ifni est tout simplement inacceptable. Infliger à Taghjijt une sorte de punition collective avait comme objectif de semer la terreur. Il faut répondre avec des programmes de développement aux doléances des habitants du Maroc profond au lieu de les martyriser », tonne Abdellah Birdah, président de la section AMDH de Tiznit qui suit de près ce qui se passe à Taghjijt. Des descentes sont organisées dans tous les quartiers du village. Des témoins sur place parlent de torture, comparant ce qui s’est passé à Taghjijt aux événements de Sidi Ifni. Mais d’autres personnes sont arrêtées dont le propriétaire d’un cybercafé, Abdellah Boukeflou. « Il a passé deux jours à l’hôpital de Guelmim après avoir été torturé par les gendarmes et les forces auxiliaires. Il aurait été attrapé alors qu’il mettait en ligne un communiqué des étudiants amazighs. Il est poursuivi pour incitation à la haine », rapporte un habitant du village. Les cybercafés du village sont soumis à une surveillance des autorités locales pour que les informations ne soient pas « postées » sur le Net. « On peut même parler d’opérations de ratissage. Plusieurs personnes, une bonne dizaine, ont été arrêtées dont deux mineurs qui ont été relâchés par la suite », raconte M. Benjebli.

Coupable de journalisme citoyen.

Bachir El Hazzam sera, quant à lui, interpellé le lundi 7 décembre. Et pour cause : il a été le premier à parler de ces événements et à les commenter dans son blog, Hazzam82.maktoobblog.com, qui porte aussi le nom d’Al Bochra en référence à son affiliation à Al Adl wal Ihsane (Justice et bienfaisance). Le 3 décembre, c’est-à-dire au lendemain des événements, il publie le communiqué de protestation des étudiants de Taghjijt, désenclavant, du moins virtuellement, son village. « Hazzam a reçu une convocation à comparaître le 7 décembre, mis ; en isolation les 24 premières heures avant de retrouver les autres inculpés. Il était dans le collimateur des autorités depuis longtemps », explique le patron de l’association des blogueurs marocains. Selon des proches de Hazzam, pendant l’interrogatoire, les enquêteurs lui ont posé des questions sur un article qu’il avait écrit en septembre 2007 au lendemain des législatives. Dans cet article, qui porte le titre de « Promesses électorales : vérités ou illusion », Hazzam évoquait la nécessité de la création « d’un front national pour défendre les intacts Superior du Maroc ». Deux années plus tard, Hazzam se retrouvait en train d’expliquer ce qu’il voulait dire par « intérêts supérieurs du Maroc, Il est poursuivi pour « publication d’informations portant atteinte à la réputation du Maroc dans le secteur des droits de l’homme. » Un autre blogueur de la région et militant amazigh, Boubker El Yadib, est encore activement recherché pour avoir publié des articles critiques sur la région dans des sites comme Sousspress. « Les autorités ne voulaient pas que ce qui s’est passé à Taghjijt soit connu dans le reste du pas », explique Benjebli. Les accusés, au nombre de cinq, ont été déférés pour des chefs d’inculpation divers : destruction des propriétés de l’Etat, outrage à l’encontre des fonctionnaires de l’Etat ou encore rassemblement armé. Alors que les trois premiers accusés ont été interpelés avant les affrontements. « Les avocats sont convaincus de l’innocence des accusés. Quant au cas Hazzam, l’AMDH demande sa libération immédiate, la liberté d’expression étant chose sacrée », demande M. AMDH de Tiznit. Une marche de solidarité avec les inculpés de Taghjijt a été organisée par la section. Guelmim d’Attac le jeudi 10 décembre dernier, jour qui coïncide avec le souk hebdomadaire. Une bonne partie de la population du village a pris part à cette manifestation. Après avoir été sollicité par l’Association des blogueurs marocains, The Arabic network for human rights information, une organisation basée au Caire, a demandé au gouvernement marocain de rendre la liberté à Hazzam et « d’arrêter les attaques contre la liberté d’expression au pays ainsi que veiller au respect du droit au rassemblement pacifique », évoquant au passage le cas du journal Al Michaâlet du militant associatif Chakib El Khiyari. Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé les condamnations qui « marquent un retour en arrière et montrent que la liberté d’expression sur Internet ne s’applique pas aux critiques des autorités. » Des condamnations qui se passent de tout commentaire : quatre mois pour notre blogueur, un an pour le propriétaire du cybercafé Abdellah Boukeffou et six mois de prison ferme pour les trois autres accusés, tous des étudiants. Attac prévoit dans les jours à venir une marche nationale en direction de Taghjijt pour dénoncer ces condamnations. Le "feuilleton Taghjijt" n’en est qu’à ses débuts.

source : Le Journal Hebdomadaire (Maroc)
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Dim 3 Jan - 1:12



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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Lun 1 Fév - 7:02

La répression du régime coloniale marocains continue :


Le 26 janvier 2010 au soir, le blogueur et défenseur des droits de l’homme, Boubaker Al-Yadib, a été arrêté et placé en garde à vue au commissariat de Guelmim (190 km au sud d’Agadir). Son procès a lieu ce soir, sans qu’aucun chef d’accusation officiel ne soit retenu contre lui. Les autorités lui reprochent en réalité d’avoir publié en ligne, le 25 janvier 2010, l’annonce d’une grève des blogueurs pour "une semaine de deuil pour la liberté d’expression au Maroc". Cette action, lancée par l’Association des blogueurs marocains, devait durer jusqu’au 31 janvier 2010. Boubaker Al-Yadib risque entre six mois et un an de prison.

"Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une campagne de répression lancée par les autorités marocaines à l’encontre des blogueurs et militants des droits de l’homme. Nous demandons la libération immédiate de Boubaker Al-Yadib, El Bachir Hazzam et Abdullah Boukfou, ainsi que des autres activistes qui luttent pour les droits de l’homme et la liberté d’expression“, a déclaré Reporters sans frontières.

Boubaker Al-Yadib a été arrêté le 26 janvier alors qu’il se promenait près d’un marché en compagnie de militants amazighs des Canaries qu’il avait préalablement reçus chez lui. Un ami du blogueur, préférant garder l’anonymat, pense que cette rencontre était un coup monté. Aucun procès-verbal n’a été dressé pour justifier l’interpellation du blogueur. Depuis son arrestation, Boubaker Al-Yadib n’a pas pu voir d’avocat.

il a été arrêté suite à la délivrance d’un mandat d’arrêt à son encontre, pour avoir couvert les manifestations du 1er décembre 2009 dans la ville de Taghjijte (200 km au sud d’Agadir). Ce mandat d’arrêt vise également onze autres activistes ayant participé à ces manifestations. Craignant de se faire arrêter, Boubaker Al-Yadib se cachait depuis.

En soutien à la semaine de "deuil pour la liberté d’expression au Maroc" et en solidarité avec Boubaker Al-Yadib, les sites Internet, blogs et certains médias marocains affichent des fonds d’écran noirs. Voir le blog de Boubaker Al-Yadib, sur lequel il est très actif : http://boubakerlyadib.malware-site.www/. Il est également le dirigeant de l’association berbériste locale, Tamaynut.

Reporters sans frontières rappelle que le blogueur El Bachir Hazzam avait été condamné initialement à quatre mois de prison ferme pour « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Le propriétaire d’un cybercafé, Abdullah Boukfou, avait quant à lui écopé d’un an de prison ferme pour avoir diffusé des informations relatives aux manifestations et pour "possession de publications incitant à la haine raciale". Trois manifestants ont également été condamnés à six mois de prison pour "usage de la violence", "trouble à l’ordre public" et "insultes à fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions". Ils sont depuis incarcérés.

source : rsf.org
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Ven 19 Fév - 22:11

Un blogueur libéré mais deux net-citoyens toujours emprisonnés

Reporters sans frontières se félicite de l’annonce de la libération du blogueur El Bachir Hazzam, mais dénonce le maintien en détention du propriétaire d’un cybercafé, Abdullah Boukfou, à l’issue du procès en appel des deux net-citoyens le 8 février. Condamnés respectivement en première instance à quatre mois et un an de prison ferme, leurs peines ont été réduites à deux mois et huit mois de prison. El Bachir Hazzam, qui a déjà passé plus de deux mois en détention, a été libéré hier soir, lundi 8 février.

« Si nous sommes soulagés de savoir El Bachir Hazzam enfin libre, l’affaire ne s’arrête pas là : il doit être blanchi. La mobilisation doit continuer. Abdullah Boukfou va passer les six prochains mois en prison. Il doit être libéré au plus vite, tout comme le blogueur Boubaker Al-Yadib, arrêté et condamné au début du mois dans la même affaire », a déclaré l’organisation.

« La justice marocaine manque l’occasion de rétablir la justice dans cette affaire. Ces trois net-citoyens n’ont fait que s’exprimer librement sur Internet et se heurtent à la répression des autorités locales. Ces emprisonnements s’inscrivent dans le contexte d’un harcèlement croissant envers des blogueurs qui osent couvrir des sujets jugés sensibles. »

Le président de l’Association des blogueurs marocains, Saïd Benjebli, a attribué ces réductions de peine en partie à l’importance de la mobilisation nationale et internationale en faveur de ces net-citoyens. Il a rappelé que « la véritable raison de leur arrestation est liée à leurs activités, sur leurs blogs, qui ont permis d’exposer les abus des autorités locales ».

El Bachir Hazzam, Abdullah Boukfou et Boubaker Al-Yadib ont été arrêtés pour avoir couvert des manifestations étudiantes du 1er décembre 2009 dans la ville de Taghjijte (200 km au sud d’Agadir). Ces manifestations avaient été violemment réprimées par les autorités locales.

Lors du procès en première instance, le 15 décembre, le blogueur El Bachir Hazzam avait écopé de quatre mois de prison ferme pour « participation à un attroupement armé ». Abdullah Boukfou, le propriétaire d’un cybercafé, avait quant à lui été condamné à un an de prison ferme pour « usage de la violence envers un fonctionnaire » et « participation à la destruction de biens publics ».

Le 2 février, le tribunal de Guelmim a condamné le blogueur Boubaker Al-Yadib à six mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende, pour "dégradation des biens de l’Etat", "atteinte à un agent de l’Etat", et "participation à une manifestation illégale".


source : rsf.org
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   Mar 6 Avr - 9:49

Le tribunal de deuxième instance de Aguelmim a réduit la peine du militant amazigh et blogueur Boubker El Yadib de 6 mois à 2 mois de prison ferme et une amende de 500 dirham.

Le militant amazigh des droits de l'homme Boubker El Yadib a été libéré lundi 05 avril après avoir passé 2 mois et 9 jours en prison.

Cependant, le deuxième militant amazigh et blogueur Abdullah Boukfou reste en prison, après avoir été condamné a 8 mois de prison.
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MessageSujet: Re: Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme pour leur militantisme Amazigh   

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