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 Educateur « rifain » : un métier risqué

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MessageSujet: Educateur « rifain » : un métier risqué   Lun 22 Mar - 9:02

Comment les éducateurs de rue issus de l'immigration gèrent-ils à la fois leur identité de jeunes immigrés stigmatisés et leur nouvelle position - celle d'éducateur de rue « à la solde d'un employeur » - face à leur communauté? C'est la question qui a présidé au travail de fin d'études de Samad Belhaloumi, un assistant social de 36 ans, fraîchement détenteur d'un diplôme d'études complémentaires en criminologie de l'UCL.

Son travail, simplement intitulé « L'expérience des éducateurs de rue rifains dans leur communauté » a reçu le prix BrUCL, qui récompense depuis 2002 le meilleur travail de fin d'études d'un étudiant de l'UCL portant sur la Région bruxelloise. Sur les 1.000 euros décernés par l'université, une moitié revient au lauréat, l'autre servant à la publication de l'ouvrage aux Presses universitaires (1).

La production littéraire sur la communauté maghrébine ne me satisfaisait pas, indique Samad Belhaloumi. On nous présente comme des victimes ou des auteurs de méfaits. Je voulais montrer qu'on est plus que cela.

Comprendre les raisons de la difficulté d'exercer le métier d'éducateur de rue quand on est soi-même maghrébin était une autre motivation pour Samad Belhaloumi, qui fut dix ans éducateur de rue dans des cités sociales en Brabant wallon. Il est donc parti à la rencontre de cinq de ses « collègues » bruxellois, en poste dans des quartiers réputés difficiles. Après les émeutes de Forest, en 1991, les politiques se sont imaginés que mettre des Maghrébins comme agents de quartier et éducateurs de rue allait solutionner beaucoup de choses, explique l'auteur. Je me suis rendu compte que ce n'était pas le cas. Les éducateurs se retrouvent pris entre deux feux. Ils doivent respecter les injonctions de leurs employeurs et celles en vigueur dans la communauté, notamment le respect des aînés.

On constate qu'aucun des éducateurs de rue ne semble prêt à transgresser les normes en vigueur au sein de la communauté rifaine pour plaire à leur employeur, conclut Samad. Aujourd'hui sans emploi, le jeune homme est certain d'une chose : il ne sera plus éducateur. D'abord parce que cela ne correspond plus à mes qualifications, et surtout parce que c'est devenu un job ethnicisé. Or la qualité d'un travailleur ne provient pas seulement de son origine !·

(1) « L'expérience des éducateurs de rue rifains au sein de leur communauté » par Samad Belhaloumi, 79 p., 8 euros, Presses universitaires de Louvain.

source : lesoir.be (10/12/03)
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